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Projet de naissance : exemple, modèle à remplir et conseils pour l'écrire

Mis à jour le 30 octobre 2026·17 min de lecture

Écrire un projet de naissance, c’est mettre des mots sur ce que vous souhaitez pour le jour de l’accouchement, puis en parler avec ceux qui vous accompagneront. Ce n’est ni un contrat, ni une obligation, ni un examen à réussir : c’est un outil de dialogue avec la maternité. Dans votre calendrier de grossesse, il trouve sa place vers le 7e mois, au moment où les séances de préparation commencent. Cette page explique à quoi sert un projet de naissance, quand l’écrire, que mettre dedans, et propose un exemple rédigé et un modèle à cocher, prêt à imprimer.

C’est quoi un projet de naissance ?

Un projet de naissance est le document dans lequel vous exprimez vos souhaits pour l’accouchement et pour les premières heures de votre bébé. Il peut être écrit, ou simplement dit à l’oral à la sage-femme. La Haute Autorité de santé (HAS) le définit comme « la conjonction entre les aspirations de la femme et du couple et l’offre de soins locale » : ce que vous imaginez, croisé avec ce que votre maternité peut proposer.

Concrètement, un projet de naissance parle de l’ambiance de la salle, des personnes présentes, de la gestion de la douleur, des positions, des gestes médicaux, du premier contact avec le bébé et du séjour à la maternité. Il ne décrit pas un accouchement idéal : il dit ce qui compte le plus pour vous, et ce que vous voudriez qu’on vous propose ou qu’on vous explique.

Le projet de naissance est-il obligatoire ?

Non. Le projet de naissance est facultatif. La HAS recommande depuis 2005 d’encourager les couples à le construire, dans le cadre de la préparation à la naissance et à la parentalité, mais personne ne peut l’exiger. Vous pouvez arriver à la maternité sans aucun document et être accompagnée exactement de la même façon.

Ce qui compte, c’est la discussion. Certaines femmes préfèrent écrire, d’autres n’ont envie d’en parler qu’au fil des consultations. Les deux sont légitimes.

Un projet de naissance est-il un contrat ?

Non, et c’est le point le plus important à garder en tête. Un projet de naissance n’a aucune valeur de contrat. Dans ses recommandations de 2017 sur l’accouchement normal, la HAS demande à l’équipe de prendre connaissance de « l’éventuel projet de naissance » dès l’admission, et de tenir compte des préférences qui y sont exprimées, dans la mesure où elles sont compatibles avec la sécurité, l’hygiène et les protocoles de la maternité.

Autrement dit, l’équipe s’appuie sur votre projet pour vous accompagner, mais la situation médicale du jour passe en premier. Un projet bien construit l’anticipe : il dit aussi ce que vous souhaitez si les choses ne se passent pas comme prévu.

Pourquoi faire un projet de naissance si rien n’est garanti ?

Parce que le bénéfice principal se joue avant le jour J. Écrire un projet de naissance oblige à se renseigner sur le déroulement de l’accouchement, à poser des questions à la sage-femme, à découvrir ce que propose sa maternité (baignoire, ballon, salle nature, péridurale déambulatoire) et à en parler à deux.

Beaucoup de parents disent que c’est ce travail de préparation, plus que le document lui-même, qui les a rendus plus sereins. Et le jour J, quand la mère n’a plus l’énergie de tout expliquer, le papier parle pour elle.

Quand faire son projet de naissance, et quand le donner ?

Le bon moment pour écrire un projet de naissance se situe en général vers le 6e et le 7e mois de grossesse. C’est assez tôt pour en discuter à plusieurs reprises, et assez tard pour savoir dans quelle maternité vous accoucherez.

Les repères du suivi de grossesse aident à le caler :

Moment de la grossesseCe qui se passeCe que vous pouvez faire pour votre projet
Après la déclaration de grossesseEntretien prénatal précoce, obligatoire, avec une sage-femme ou un médecinÉvoquer vos premières envies et vos inquiétudes
6e et 7e moisDébut des séances de préparation à la naissance, prises en charge à 100 %Écrire un premier jet, poser vos questions en séance
7e moisConsultation mensuelle de suiviRelire le projet avec la sage-femme ou le médecin
8e moisConsultation pré-anesthésique, obligatoire même sans péridurale prévueParler de la péridurale et des alternatives
Fin de grossesseValise prêteGlisser le projet dans la valise, en deux exemplaires

À qui le donner ? À la sage-femme ou au médecin qui suit votre grossesse, et à la maternité, qui le range souvent dans votre dossier. Gardez-en toujours un exemplaire avec vous : le jour J, l’équipe de garde n’a pas forcément lu votre dossier en détail.

Comment se renseigner avant d’écrire son projet de naissance ?

Les séances de préparation sont faites pour ça. Elles servent, selon service-public.fr, à expliquer le déroulement de la grossesse et de l’accouchement, et la HAS y inscrit explicitement le travail sur le projet de naissance. Les cours de préparation à l’accouchement sont aussi l’occasion de tester des positions, des techniques de respiration ou de relaxation, et de voir ce qui vous convient.

Deux autres sources d’information valent le détour :

  • La maternité elle-même : visite des salles, réunion d’information, livret d’accueil. C’est là que vous saurez ce qui est réellement possible (baignoire de dilatation, liane de suspension, présence de deux accompagnants, chambre seule).
  • Le modèle de votre maternité : beaucoup d’établissements proposent un projet de naissance à remplir, souvent en PDF. Il reprend leurs pratiques et leur vocabulaire, ce qui facilite la lecture par l’équipe.

Que mettre dans un projet de naissance ?

Un bon projet de naissance tient sur une page et couvre une dizaine de thèmes, de l’arrivée à la maternité jusqu’au séjour en chambre. Pour chacun, l’idée est de dire votre souhait, et ce que vous aimeriez qu’on vous explique si ce souhait ne peut pas être suivi. Voici les thèmes que l’on retrouve dans presque tous les modèles.

Qui sera présent, et dans quelle ambiance ?

C’est la partie la plus simple, et souvent celle qui compte le plus. Vous pouvez préciser :

  • La ou les personnes qui vous accompagnent, et leur rôle (le co-parent, une amie, une doula, une mère).
  • Le moment où vous souhaitez qu’elles soient là, y compris pendant les examens.
  • L’ambiance : lumière tamisée, musique, silence, peu d’allées et venues.
  • Si vous acceptez la présence d’étudiants sages-femmes ou en médecine.

La HAS recommande d’ailleurs que chaque femme bénéficie d’un soutien continu et personnalisé pendant le travail. Dire qui vous soutient, et comment, aide l’équipe à trouver sa place.

Comment gérer la douleur ?

C’est le cœur de nombreux projets. Vous pouvez souhaiter une péridurale dès que possible, attendre de voir, ou essayer de vous en passer : les trois sont légitimes, et vous pouvez changer d’avis à tout moment pendant le travail.

La HAS demande aux équipes d’accompagner les femmes dans leur choix de moyens non médicamenteux contre la douleur : immersion dans l’eau, relaxation, acupuncture, hypnose ou massages. Ce que propose réellement votre maternité varie beaucoup d’un établissement à l’autre, d’où l’intérêt de poser la question en amont.

Quelques formulations possibles :

  • « Je souhaite une péridurale dès que l’équipe le juge possible. »
  • « J’aimerais essayer d’abord la baignoire et le ballon, puis décider pour la péridurale. »
  • « Je souhaite qu’on me propose les alternatives si la péridurale n’est pas possible. »

Quelles positions et quelle liberté de mouvement ?

Pendant le travail, bouger aide souvent à mieux supporter les contractions. La HAS recommande que les maternités mettent en place les moyens permettant aux femmes de changer régulièrement de position pour améliorer leur confort. Même sous péridurale, elle indique que la femme peut se mobiliser ou marcher, si la maternité a un protocole prévu pour cela.

Vous pouvez donc écrire si vous souhaitez marcher, utiliser un ballon ou une liane, et dans quelle position vous aimeriez accoucher (sur le côté, accroupie, à quatre pattes), en sachant que la position finale se décide souvent sur le moment. Les femmes qui veulent limiter au maximum les interventions construisent parfois un projet de naissance physiologique, plus détaillé sur ces points.

Pourra-t-on boire et manger ?

C’est une question qui revient souvent, et la réponse a évolué. La HAS recommande d’autoriser les liquides clairs sans limitation de volume pendant le travail (eau, thé ou café noir, jus de fruits sans pulpe, boissons gazeuses), pour les femmes qui ont un faible risque d’anesthésie générale. Les aliments solides, en revanche, ne sont pas autorisés pendant la phase active du travail.

Si boire est important pour vous, notez-le : c’est un petit confort qui change beaucoup sur de longues heures.

Quels gestes médicaux, et comment en être informée ?

Cette partie demande le plus de nuance. Les recommandations de la HAS de 2017 visent à abandonner les pratiques systématiques pour ne garder que celles qui sont utiles dans chaque situation. Certains gestes sont donc « possibles mais non systématiques » : rupture de la poche des eaux, administration d’ocytocine pour accélérer le travail, épisiotomie, extraction instrumentale.

Dans votre projet, l’objectif n’est pas de refuser à l’avance ces gestes, qui peuvent devenir nécessaires. Il est plutôt d’écrire :

  • Que vous souhaitez être informée, et si possible consultée, avant chaque geste.
  • Ce que vous préférez éviter si la situation le permet (par exemple, une épisiotomie).
  • Votre souhait pour la surveillance du bébé : la HAS prévoit que la femme puisse choisir entre une surveillance continue ou discontinue du rythme cardiaque, quand les conditions le permettent.

La formule la plus efficace tient en une phrase : « Je souhaite qu’on m’explique ce qui se passe et pourquoi, avant chaque intervention. »

Comment accueillir le bébé ?

C’est souvent la partie la plus émouvante à écrire. La HAS a précisé en 2017 ce qui est recommandé à la naissance d’un bébé en bonne santé, et ces repères aident à formuler vos souhaits :

  • Peau à peau : il est recommandé de proposer à la mère de placer le nouveau-né aussitôt en peau à peau, si elle le souhaite, avec une surveillance. Les soins de routine sont faits à la fin des deux heures de peau à peau.
  • Pesée et mesures : elles peuvent attendre. La HAS recommande de les différer au moins après la première heure.
  • Cordon : le clampage retardé, au-delà des trente premières secondes, est préconisé pour les bébés qui n’ont pas besoin de réanimation. Vous pouvez aussi demander que le co-parent coupe le cordon.
  • Premier repas : la HAS recommande d’accompagner la première mise au sein dès que possible si vous allaitez, dans le respect de votre choix. Si vous prévoyez le biberon, dites-le aussi : votre choix sera respecté.
  • Séparation : il est recommandé d’éviter de séparer la mère et le bébé. Si un examen doit se faire à part, vous pouvez demander que le co-parent l’accompagne.

Certains soins restent systématiques, comme la première dose de vitamine K donnée dans les deux heures qui suivent la naissance. Votre projet peut demander qu’ils se fassent en votre présence.

Et si une césarienne devient nécessaire ?

Un bon projet prévoit aussi l’imprévu. Si une césarienne est décidée en cours de travail, vous pouvez souhaiter que votre accompagnant reste avec vous au bloc, qu’on vous explique chaque étape, qu’un peau à peau soit fait dès que possible avec vous ou avec le co-parent, et que le bébé reste près de vous.

Si la césarienne est programmée à l’avance, il vaut la peine d’écrire un projet de naissance pour une césarienne à part entière : les souhaits possibles sont nombreux, et ils se discutent avec l’équipe et l’anesthésiste.

Comment imaginer le séjour à la maternité ?

La dernière partie concerne les jours qui suivent. Vous pouvez y noter si vous souhaitez une chambre seule, que le bébé reste avec vous jour et nuit, la présence du co-parent la nuit, vos souhaits d’aide pour l’allaitement ou les biberons, et les visites (nombreuses, limitées ou aucune pendant les premiers jours).

C’est aussi l’endroit pour signaler ce que l’équipe doit savoir sur vous : une peur particulière, un accouchement précédent difficile, une langue maternelle, un handicap, une situation familiale.

Comment rédiger son projet de naissance ?

La règle d’or : une page, des priorités, une marge pour l’imprévu. L’équipe le lit le plus souvent au moment de votre arrivée, parfois pendant les contractions. Un document clair, organisé par thèmes, avec deux ou trois souhaits mis en avant, a beaucoup plus de chances d’être retenu qu’un texte de trois pages.

Quelques conseils de forme :

  • Commencez par vous présenter en deux lignes : prénom, prénom de l’accompagnant, premier bébé ou non, ce qui compte le plus pour vous.
  • Classez par thèmes, dans l’ordre chronologique : arrivée, travail, naissance, accueil du bébé, séjour.
  • Mettez en avant trois priorités maximum, en gras ou en tête de page.
  • Préférez « je souhaiterais si possible » à « je refuse » : la formulation ouverte invite au dialogue, la formulation fermée met l’équipe sur la défensive.
  • Prévoyez une ligne « si les choses ne se passent pas comme prévu », qui dit ce qui reste important pour vous même en cas de changement.

Comment l’écrire à deux ?

Le projet de naissance n’est pas seulement celui de la mère. L’écrire à deux permet au co-parent de comprendre ce qui compte, et de porter la parole de la mère quand elle ne peut plus parler, ce qui arrive souvent au plus fort du travail.

Une méthode simple : chacun remplit le modèle de son côté, puis vous comparez. Les différences sont souvent intéressantes (l’un imagine couper le cordon, l’autre n’y avait pas pensé). Décidez ensuite qui fait quoi le jour J : qui parle à l’équipe, qui gère la musique, qui prévient la famille.

Un exemple de projet de naissance rédigé

Voici un exemple de projet de naissance, volontairement court. Il montre le ton et la longueur qui fonctionnent, pas un modèle à recopier tel quel.

Projet de naissance de Camille et Thomas, premier bébé, terme prévu le 12 mars.

Ce qui compte le plus pour nous : être informés avant chaque geste, garder notre bébé en peau à peau le plus longtemps possible, et que Thomas reste avec Camille en toutes circonstances.

Pendant le travail : Camille aimerait pouvoir bouger, utiliser le ballon et la baignoire si elle est disponible, et boire. Elle souhaite essayer d’abord sans péridurale, et la demander si elle en ressent le besoin : merci de la lui proposer sans insister.

Pour la naissance : nous souhaiterions une lumière tamisée et peu de monde dans la salle. Si possible, pas d’épisiotomie, sauf si elle devient nécessaire pour Camille ou le bébé.

Pour notre bébé : peau à peau immédiat, clampage retardé du cordon coupé par Thomas, pesée et soins après le peau à peau. Camille souhaite allaiter et aimerait être aidée pour la première tétée.

Si les choses ne se passent pas comme prévu : nous faisons confiance à l’équipe. Nous aimerions simplement qu’on nous explique ce qui se passe, et que Thomas puisse rester au bloc en cas de césarienne.

Merci pour votre accompagnement.

Un modèle de projet de naissance à cocher

Ce modèle reprend les thèmes ci-dessus sous forme de cases à cocher. Vous pouvez l’imprimer, le recopier ou vous en servir comme liste de questions pour la sage-femme. Cochez ce qui vous correspond, laissez vide ce qui vous est égal : un modèle de projet de naissance n’a pas besoin d’être rempli en entier.

Vous cherchiez un projet de naissance vierge à télécharger gratuitement, en PDF ou en modèle de projet de naissance Word ? Ce tableau en tient lieu : copiez-le dans votre traitement de texte, ou imprimez la page pour obtenir un projet de naissance à imprimer et à compléter à la main. Il sert aussi de réservoir d’idées pour votre projet de naissance si vous ne savez pas par où commencer. Les outils de projet de naissance en ligne fonctionnent sur le même principe : une liste de thèmes, des cases, et un document à imprimer à la fin. L’essentiel est que mon projet de naissance devienne, au bout du compte, « notre » projet, relu avec la sage-femme.

ThèmeMes souhaits (à cocher)À discuter avec l’équipe
Accompagnant☐ Le co-parent ☐ Une autre personne : ……… ☐ Présent pendant les examensCombien de personnes sont autorisées ?
Ambiance☐ Lumière tamisée ☐ Musique ☐ Calme, peu d’allées et venues ☐ Pas d’étudiantsLa salle a-t-elle un variateur ou des enceintes ?
Douleur☐ Péridurale dès que possible ☐ Attendre et décider ☐ Essayer sans ☐ Baignoire ☐ Ballon ☐ Massages ☐ Hypnose, relaxationQuelles alternatives à la péridurale sont proposées ici ?
Mouvement☐ Marcher ☐ Changer de position ☐ Liane ☐ Péridurale déambulatoire si possibleLe matériel est-il disponible ?
Boire☐ Pouvoir boire pendant le travailQuelles boissons apporter ?
Gestes médicaux☐ Être informée avant chaque geste ☐ Éviter l’épisiotomie si possible ☐ Surveillance discontinue si possibleQuelle est la pratique habituelle de la maternité ?
Position pour accoucher☐ Sur le dos ☐ Sur le côté ☐ Accroupie ☐ À quatre pattes ☐ Sans préférenceQuelles positions l’équipe accompagne-t-elle ?
Naissance☐ Peau à peau immédiat ☐ Clampage retardé du cordon ☐ Le co-parent coupe le cordon ☐ Découvrir nous-mêmes le sexe du bébé
Premier repas☐ Allaitement, avec de l’aide pour la première tétée ☐ Biberon ☐ À déciderUne consultante en lactation est-elle présente ?
Soins du bébé☐ Après le peau à peau ☐ En notre présence ☐ Le co-parent accompagne le bébé s’il doit être séparé
Si césarienne☐ Accompagnant au bloc ☐ Explications à chaque étape ☐ Peau à peau dès que possibleLa maternité le permet-elle ?
Séjour☐ Chambre seule ☐ Bébé avec nous jour et nuit ☐ Co-parent la nuit ☐ Visites limitéesQuels sont les horaires de visite ?
À savoir sur moiPeurs, accouchement précédent, santé, langue, situation particulière : ………

Ce modèle tient sur une page imprimée. Si vous préférez un format numérique, beaucoup de maternités acceptent aussi un document envoyé par mail ou déposé dans votre dossier : renseignez-vous auprès de la vôtre. Construire et partager son projet de naissance fait aussi partie des fonctions de l’application Tempo, en cours de préparation.

Que faire si le jour J ne ressemble pas au projet ?

Un accouchement ne se planifie jamais entièrement, et c’est normal. Le travail peut aller plus vite ou plus lentement que prévu, une péridurale peut devenir indispensable alors que vous vouliez vous en passer, une césarienne peut être décidée en urgence. Cela ne veut pas dire que le projet était inutile, ni que vous avez « échoué ».

Ce qui reste de votre projet, même quand tout change, c’est souvent l’essentiel : être informée, être accompagnée par la personne de votre choix, retrouver votre bébé le plus vite possible. C’est pour cela qu’il vaut mieux écrire des priorités que des exigences.

Après la naissance, si l’accouchement vous a laissé un sentiment difficile, vous pouvez en reparler avec la sage-femme ou le médecin qui vous a suivie, lors de la visite postnatale ou avant : revenir sur ce qui s’est passé aide souvent à le comprendre.

⚠️ À savoir

Un projet de naissance exprime des souhaits, il ne remplace pas l’avis de l’équipe médicale. Le jour de l’accouchement, la sécurité de la mère et du bébé passe en premier, et certains souhaits peuvent ne pas être réalisables. Les pratiques varient d’une maternité à l’autre : la sage-femme ou le médecin qui suit votre grossesse reste la meilleure personne pour relire votre projet avec vous.

Sources et pour aller plus loin

Questions fréquentes

C'est quoi un projet de naissance ?

Un projet de naissance est un document, écrit ou dit à l'oral, dans lequel les futurs parents expriment leurs souhaits pour l'accouchement et l'accueil du bébé : ambiance, gestion de la douleur, positions, peau à peau, premier repas. La Haute Autorité de santé le définit comme la rencontre entre les aspirations du couple et l'offre de soins de la maternité.

Est-ce obligatoire de faire un projet de naissance ?

Non. Le projet de naissance est facultatif. Il est recommandé par la Haute Autorité de santé depuis 2005 comme outil de dialogue avec l'équipe, mais personne ne peut l'exiger, et accoucher sans projet écrit est tout à fait possible.

Un projet de naissance est-il un contrat ?

Non. Un projet de naissance n'a aucune valeur de contrat. L'équipe en prend connaissance et cherche à respecter les souhaits exprimés, dans la limite de la sécurité de la mère et du bébé, de l'hygiène et des protocoles de la maternité. Le jour J, la situation médicale prime.

Quand faire son projet de naissance ?

Le plus souvent entre le 6e et le 7e mois de grossesse, pour avoir le temps d'en parler à la sage-femme ou au médecin lors des consultations, pendant les séances de préparation à la naissance et avant la consultation pré-anesthésique du 8e mois. Rien n'empêche de commencer plus tôt, dès l'entretien prénatal précoce.

À qui donner son projet de naissance ?

À la sage-femme ou au médecin qui suit la grossesse, et à la maternité où vous accoucherez : beaucoup le rangent dans le dossier de suivi. Gardez-en aussi un exemplaire dans la valise, à remettre à l'équipe à l'arrivée en salle de naissance.

Peut-on changer d'avis le jour de l'accouchement ?

Oui, à tout moment. Un projet de naissance n'engage à rien : vous pouvez demander une péridurale alors que vous aviez prévu de vous en passer, ou l'inverse si l'accouchement va plus vite que prévu. Il reflète vos souhaits du moment, pas une promesse.

Où trouver un modèle de projet de naissance ?

Beaucoup de maternités proposent leur propre modèle à remplir, souvent en PDF : demandez-le en premier, car il reprend leurs pratiques. Vous trouverez aussi sur cette page un modèle à cocher, à imprimer ou à recopier, avec un exemple rédigé.

Combien de pages doit faire un projet de naissance ?

Une page, recto verso au maximum. L'équipe le lit à l'arrivée, souvent pendant le travail : un document court, organisé par thèmes et qui met en avant deux ou trois priorités a beaucoup plus de chances d'être lu et suivi qu'un long texte.

Rédigé par Sandra Nussbaum · Cofondatrice de Tempo, consultante SEO

Consultante SEO indépendante et cofondatrice de Tempo. Elle conçoit les contenus du site, cherche et vérifie les sources, et confronte chaque affirmation médicale à la littérature officielle avant publication. Parent, comme les lecteurs de ces pages.

Contenu à visée informative, fondé sur des sources officielles et citées. Il ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé qui connaît votre enfant.

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