Votre bébé dormait plutôt bien, et depuis quelques jours il se réveille toutes les heures, refuse sa sieste ou pleure au moment du coucher ? C’est probablement une régression du sommeil : un phénomène courant, transitoire, et généralement lié à une étape de développement plutôt qu’à un vrai “problème” de sommeil.
Le cerveau de bébé traverse, à des âges assez prévisibles, des phases de maturation intense : acquisition d’une compétence motrice, développement du langage ou de la conscience de l’objet permanent, changement de structure des cycles de sommeil. Ces phases demandent de l’énergie cognitive et peuvent perturber temporairement l’endormissement et la continuité du sommeil.
Ces âges sont des repères de fréquence observée, pas des échéances fixes : certains bébés traversent ces phases plus tôt, plus tard, ou de façon quasi imperceptible.
Si les difficultés de sommeil durent plus d’un mois sans aucune amélioration, ou s’accompagnent d’autres signes (perte d’appétit, stagnation de poids, pleurs inhabituels en journée, fièvre), il est préférable d’en parler à votre pédiatre pour écarter une cause médicale (reflux, otite, poussée dentaire douloureuse) plutôt qu’une simple régression développementale.
⚠️ À savoir
Ces informations sont données à titre indicatif. En cas de doute ou de fatigue parentale importante, parlez-en à votre pédiatre, sage-femme ou médecin traitant, c’est aussi une bonne raison de consulter pour vous-même.
En général de une à trois semaines. Si la difficulté persiste plus d'un mois sans amélioration, il est utile d'en parler à votre pédiatre pour écarter une autre cause (inconfort, reflux, otite...).
Non, la recommandation générale est de garder le même rituel et les mêmes repères, plutôt que d'introduire de nouvelles habitudes qu'il faudra ensuite désapprendre une fois la régression passée.
Rédigé par l'équipe Tempo, contenu à visée informative, ne remplace pas une consultation médicale.